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Michel Ouédraogo : Un braconnier devenu « gendarme des animaux »
jeudi 13 mai 2010

Michel Ouédraogo est un homme polyvalent. Mécanicien de formation, il fait également de la soudure, la conduite et l’électricité. A ces métiers il a ajouté celui de guide de chasse. Sa rencontre avec Franck Alain Kaboré a donné un tournant décisif à sa vie. Grâce à M. Kaboré et pour lui, Michel Ouédraogo fouille les forêts de Ougarou et de Singou, et parcourt les routes du Burkina depuis trente ans. Et pour cela il se veut reconnaissant : « Avant de travailler avec M. Kaboré, j’étais célibataire mais aujourd’hui je suis marié, j’ai une famille, une cour personnelle, j’ai beaucoup voyagé à travers le monde dans le cadre de mon travail. »

Celui qui se dit aujourd’hui gendarme des animaux est passé par le braconnage. « Ce sont des mots que les gens n’aiment pas employer mais comme on est devenu guide de chasse on accepte dire qu’on a commencé par le braconnage. On est devenu des gendarmes des animaux depuis qu’on a eu les zones de chasse. Maintenant nous protégeons les animaux ». Pour lui, 90% de tous ceux qui ont des zones de chasse sont passés par le braconnage. Aujourd’hui Michel en garde le meilleur souvenir : « Le meilleur souvenir c’est quand on a arrêté le massacre et qu’on a décidé de protéger les animaux ». Il en est même obsédé, « C’est un plaisir quand je vois les bêtes bouger ; si je fais trois jours sans voir les animaux ça me rend malade ».

Des difficultés dans son métier de guide de chasse, Michel Ouédraogo en rencontre comme tout guide de chasse. A plusieurs reprises il a été chargé par soit le buffle, le lion soit l’éléphant. Mais c’est là qu’il y trouve son plaisir : « ce qui est plus intéressant c’est quand tu tires un animal et que tu le blesses, c’est par goutte de sang que tu vas le rechercher pour l’abattre. Mais quand tu tires une balle et l’animal tombe, pour nous guides, ce n’est plus de la chasse sportive ». Et quand on lui demande si le métier de guide de chasse nourrit son homme au Burkina, il répond : « Oui et non. Quand il ya les chasseurs ça marche. Il y a les pourboires, les frais de pistage, mais quand il n’y a pas de chasseur il n’y a rien. Tu te contentes de ton salaire et de tes frais de mission ». Ce métier, ajoute- t- il, il faut de la force pour le faire parce que poursuivre un buffle à plus de quinze ou vingt kilomètres, ce n’est pas fait pour un homme de soixante ans. « Quand je les aurai, je souhaiterai changer de métier », conclut- il.

Sur la route, au volant de sa voiture, Michel Ouédraogo craint deux choses : les coupeurs de route et les chauffeurs dont les véhicules ont un seul phare. « Notre souhait, c’est de ne pas tomber sur des coupeurs de route parce que ce sont des gens qui ne pardonnent pas. Il y a aussi ceux qui roulent sans phares et sans freins la nuit, c’est très dangereux. J’en profite pour lancer un appel aux agents de sécurité afin qu’ils interpellent ceux qui roulent avec un seul phare, à acquérir les deux phares parce que ça trompe les gens ».

L’autre difficulté pour M. Ouédraogo, ce sont ses longues absences de sa famille. Mais il se dit rassuré et confiant car ses enfants et sa femme ont fini par s’habituer à ses absences : « souvent ce sont eux qui demandent si je ne vais pas en brousse. Ma femme gouverne d’un côté et moi je gouverne de l’autre ». Du fond de la brousse, Michel Ouédraogo fait tout pour maintenir le lien entre lui et sa famille : « quand j’arrive en brousse, tous les jours je les appelle et un à un chacun prend le téléphone et on cause. Ils me manquent c’est vrai mais mon cœur est avec eux et Dieu est avec nous ».

Koundjoro Gabriel KAMBOU





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