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Destinations touristiques
Maasmè, PALAIS DE ISSOUKA : Une merveille au cœur de Koudougou
jeudi 16 février 2012

A Issouka, l’un des quartiers de la ville de Koudougou au Burkina Faso, se trouve un palais royal tradi-moderne. A 100m de l’entrée de la cour est posté une grande statuette de Naaba Boulgou, le grand père du Naaba actuelle ; le Naaba saaga 1er. Cette statuette qui veille sur le domaine de la Chefferie, brille de mille feux à la tombée de la nuit montre qu’on est bel et bien à la porte d’un palais royal. Quelques pas de marche et on découvre la somptueuse cour royale avec ses multiples facettes, chacune avec des significations bien précise.

D’abord, on a la place Naaba Boulgou. Une place au milieu de laquelle se trouvent les statuts de deux lions symbole du nom de famille de Naaba Saaga 1er qui est Yaméogo (équivalent du roi de la brousse). Tout autour, on peut y voir un ensemble de portraits qui rappelle les membres de la famille royale. A l’avant, se trouve le dôme dans lequelle le chef siège pendant les différentes manifestations. On note que la place Naaba Boulgou est réservée pour les différentes manifestations et organisations traditionnelles qui se déroulent dans la cour. Par exemple la fête traditionnelle appelé le Nabasga qui se déroule chaque année dans le mois de mars à Issouka. En plus des portraits d’illustres personnalités traditionnelles et historiques embellissent l’espace. On n’y trouve par exemple le portrait du Moogho Naaba Baongo Empereur des Mossi et celui de Naaba Sanem chef de la province de Lallé. On Y trouve aussi celui du Pharaon d’Egypte et del’empereur du Japon. Tout juste à côté de cet espace se trouve un musée : le musée Rayimi qui signifie le musée du non oubli.

A l’intérieur sont exposés tout une panoplie de photos qui rappelle la vie quotidienne que menaient les habitants de Koudougou de 1925 à 1927 et des photos de l’arrivée du christianisme dans la région de Koudougou. Dans la dynamique de la conservation de mémoire, des greniers traditionnels et une meule traditionnelle ont été construits dans la cour du musée. On peut également y trouver des cases modernes servant d’administration et d’expositions particulières. Ce musée ouvert le 17 juillet 2010 reçoit de nombreux visiteurs qui sont pour la plupart des occidentaux. Selon les statistiques, en 2010, le musée a reçu 32 particuliers et 4 groupes ; en 2011, 146 particuliers et 15 groupes et 76 particuliers pour le mois de janvier 2012. Le troisième espace qui compose la cour royale de Issouka est bien attendu le palais royal. Un palais construit tout en terre en voute nubienne en R +1 pour rappeler l’aspect traditionnel de la chose.

A l’entrée, se trouve un poster d’un portable barré au rouge pour signifier aux gens d’éteindre leur portable avant d’y entrer. Au beau milieu se trouve un grand couloir dénommé couloir de la paix dans laquelle sont exposés les photos de Martin Luther King et de Mandela, tous deux prix Nobel de la paix. A gauche du couloir se trouve l’un des bureaux du chef où il reçoit les audiences privées. Les audiences traditionnelles se déroulent à droite du couloir dans lequel se trouve plusieurs salles. Juste après la salle des audiences traditionnelles se trouve celle des audiences un peu moins protocolaires du chef dans laquelle on trouve le portrait de sa majesté le Moogho naaba Baongo, empereur des mossi et celui de ses ministres. Cette salle est nommée salle des rois parce que les portraits de tous les rois du Burkina y seront exposés. Enfin, on y trouve une autre salle, perpendiculaire à la salle principale qui sert de dortoir et de pièces techniques. A l’étage, se trouve des salles de documentation. Ce palais a été construit par des professionnels mais des jeunes de Koudougou n’ont pas manqué d’apporter leurs touches. Ils l’ont fait à travers des journées d’actions pendant lesquelles ils donnent un coup de main aux professionnels à travers des fabrications de briques ; des travaux de remblayage. Dans ce somptueux palais siège un chef pas comme les autres.

Chrétien pratiquant, et employé de l’UNICEF, Modeste Yaméogo, puisque c’est de lui qu’il s’agit a été introsiné chef de Issouka le par le Lallé Naaba Sanem de Koudougou. Il prit ainsi le nom de Naaba Saaga 1er. Depuis son intronisation, il travaille à donner un visage moderne à la chefferie traditionnelle tout en gardant les valeurs de la tradition. La construction du palais en est un des preuves. Sous son autorité, Naaba Saaga 1er a 5 (cinq chef) Parmi eux se trouve une femme chef intronisée par le Naaba Saaga 1er en la personne de Naaba Ziiri, une première au Burkina Faso. « Depuis ma naissance je n’ai jamais entendu qu’il ya une femme qui a été intronisée chef. Je crois que je suis la première et je suis fière de l’être. Ici je m’occupe des questions qui sont relatives aux femmes et au développement de Issouka. Les femmes et les hommes aussi me soumettent leurs problèmes et j’essaie de leur trouver des solutions. Depuis mon intronisation, j’ai toujours trouvé des solutions aux problèmes qu’on me soumet » s’est exprimé Naaba Ziiri. Chaque chef s’occupe de question bien particulière et apporte des solutions aux différents problèmes qui leur sont exposés par leurs sujets. « Si un sujet vient nous exposer son problème, nous essayons entre nous d’abord de lui trouver une solution. Si nous ne pouvons pas, nous soumettons le problème à notre supérieur, le Naaba Saaga 1er.

Depuis notre intronisation en 2007, nous avons toujours pu résoudre les problèmes à nous soumis » a expliqué le Samb Naaba. Le Naaba Saaga 1er soucieux du bien-être de ses sujets a fait construire un forage et une école primaire de 6 classes. Ce qui fait également la particularité de cette chefferie, est que c’est un français du nom de Patrick Rossi qui sert de guide aux visiteurs dans la cour royale. Ce dernier qui maîtrise parfaitement l’histoire de la chefferie de Issouka explique aux visiteurs de long en large la tradition de cette chefferie. « Je connaissais le chef à l’époque où il était étudiant en France. Quand je suis venu au Burkina, j’ai décidé d y rester. Et le chef m’a proposé de venir ici à Issouka pour l’aider à remettre à l’état la chefferie. Je suis à Issouka depuis 2005 et j’aide à la construction, à la réalisation et à la définition des bâtiments. Je guide également les gens qui viennent pour visiter le palais » ; a affirmé Patrick Rossi. L’histoire nous apprend que c’est le Naaba Boulgou qui a été le premier chef de Issouka. Il sera succédé respectivement par le Naaba Siigri et le Naaba Baongo . L’actuel chef, le Naaba Saaga 1er relève hiérarchiquement du Lallé Naaba Sanem de Koudougou, lui-même soumis à sa majesté le Moro Naaba Baongo, empereur des mossi .

Yannick SANKARA

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